Impacts sur la faune et l’environnement

« À la lumière des connaissances actuelles, il y a suffisamment de preuves des effets graves de cette technologie sur la faune. Il faudrait donc prendre des mesures de précaution et évaluer parallèlement les impacts sur l’environnement avant toute installation, et interdire l’érection des antennes-relais dans les zones naturelles protégées et les endroits où vivent des espèces menacées. On doit procéder à des études objectives sur la gravité des effets. » – Alfonso Balmori, Institut de l’environnement (Consejería de Medio Ambiente), Castille-et-León, Espagne.

Tous les êtres vivants, depuis les plantes jusqu’aux humains, en passant par les insectes, les animaux et les oiseaux, perçoivent le champs électro-magnétique terrestre. Cette perception permet aux oiseaux et aux abeilles de s’orienter, et aux humains leur rythme circadien, entre autres.

Nous constatons une diminution dramatique du nombre des oiseaux, des abeilles et des papillons en conséquence de la prolifération des antennes cellulaires.

Une foule d’études indiquent que les tours cellulaires nuisent considérablement aux animaux sauvages et à l’environnement :
– Déclin brutal des insectes pollinisateurs comme les abeilles et les papillons, et des oiseaux désorientés par les rayonnements.
– Chute de la production laitière et avortements spontanés chez les vaches, problèmes de santé chez les ovins, les chiens, les chats et les lapins vivant près des tours.
– Hécatombe annuelle d’environ 6,8 millions d’oiseaux qui percutent ces pylônes en Amérique du Nord.

Quelques conclusions par des spécialistes :

Selon la Bedford Audubon Society, les tours de télécommunication sont dangereuses pour les oiseaux migrateurs. Les migrations sont longues et périlleuses, mais les tours en nombre croissant constituent des obstacles souvent mortels pour les oiseaux qui percutent les structures ou les câbles d’ancrage.

Selon le Fish and Wildlife Service américain, les tours entraînent :
• Mortalité chez les oiseaux et les chauves-souris qui les percutent
• Perte/bouleversement des habitats
• Perte d’habitats forestiers et des prairies naturelles
• Diminution de la nidification et de la reproduction
• Baisse des populations
• Abandon des habitats et des sites
• Effets sur le comportement, stress
• Perturbation, évitement, déplacement, habitat impropre

« La consultation de la documentation existante montre que les REM interfèrent avec les systèmes biologiques à plus d’un titre, et on entend des signaux d’alarme dans le cas des abeilles et des oiseaux, ce qui reflète probablement la gravité du problème et souligne la vulnérabilité d’autres espèces.
Il faut de toute urgence axer l’intérêt des scientifiques sur cette question… avant qu’il ne soit trop tard. »
– Ministère de l’Environnement et des Forêts, Gouvernement de l’Inde (2010)